Pantherophis gloydi (ou Elaphe vulpina gloydi)

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Pantherophis gloydi (ou Elaphe vulpina gloydi)

Message par summerrain le Dim 15 Juin 2008, 21:20

Je n'ai pas vraiment avancé depuis la dernière fois mais je reposte quand même la fiche ici, avec le supplément d'infos trouvé par Vincent (merci ^^)

Pour rappel, je ne maintiens pas cette espèce encore, elle est dans mes projets 2009 et cette fiche va me servir pour le dossier CDC (si je ne l'inclus pas au dossier, je l'amènerai le jour de mon passage en commission). Si vous voyez des oublis, des erreurs ou si vous avez des critiques sur le fond ou la forme n'hésitez pas à le dire Wink

TAXONOMIE

Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embranchement Vertebrata
Classe Reptilia
Ordre Squamata
Sous-ordre Serpentes
Infra-ordre Alethinophidia
Famille Colubridae
Genre Elaphe
Espèce vulpina

Nom scientifique Elaphe vulpina
Nom commun anglais Eastern fox snake
Nom commun français Couleuvre fauve
Sous-espèces
2 connues, vulpina et gloydi

En raison de différences dans leur maintenance, j'ai fait le choix de traiter les deux sous-espèces à part et de faire donc une fiche pour chaque. Cette fiche traite donc de l'Elaphe vulpina gloydi.

Elaphe vulpina gloydi (Baird & Girard, 1853)
Synonimes :
Elaphe gloydi (Conant, 1940)
Elaphe vulpina gloydi (Mueller, 1980)
Pantherophis gloydi (???)


LEGISLATION

CITES non
CDC non si moins de 25 individus adultes
Autre elle est protégée dans l'Ontario (Species At Risk Act)
Statut IUCN NT (Near Threatened)


GENERALITES

Longévité moyenne
estimée à 10 à 15 ans

Taille adulte
en moyenne 1m20 à 1m40, elle peut aller jusqu'à 1m79

Maturité
2 ans mais il vaut mieux attendre que la femelle ait 3 ans

Mode de reproduction
ovipare, la femelle pond entre 15 et 20 oeufs

Dentition
aglyphe

Venin
aucun


DESCRIPTION ET PHOTOS

Voir plus bas...

SITUATION A L'ETAT SAUVAGE

Pays d'origine
Sud du Canada (Ontario) et Nord des USA (Ohio, Est du Michigan), son aire de répartition est limitée à la région des Grands Lacs.

Biotope
Bordure des Lacs, zone assez boisée et marécageuse.

Mode de vie
Diurne, elle est terricole. Elle fréquente beaucoup les marais et son aire de répartition ainsi que sa nourriture (partiellement composée d'amphibiens) laissent penser que c'est une bonne nageuse.

Nourriture naturelle
Principalement rongeurs (mulots, lapereaux), mais également oiseaux, oeufs ou amphibiens (surtout les juvéniles).

Répartition par ssp :
pas de ssp

MAINTENANCE EN CAPTIVITE
Cette très belle couleuvre reste rare en terrarium, sa cousine Pantherophis vulpinus a plus de succès. Elle a la réputation d'être problématique à reproduire, mais l'expérience d'un éleveur danois montre qu'il ne s'agit que d'une maintenance inadaptée, surement les éleveurs n'ont pas osé reproduire des conditions aussi rudes que celles qu'elle rencontre dans son habitat naturel.
Elle a pourtant de nombreux atouts et pourrait plaire à de nombreuses personnes. Avec un minimum de réflexion sur son habitat, je ne pense pas qu'elle pose de problème, même à un débutant.


Terrarium
Cette couleuvre est relativement grégaire (elles se regroupent pour hiverner entre autres) et supporte donc sans aucun problème la cohabitation. Je les maintiendrai en couple, je pense dans un terrarium de 80 à 100*60*40.
Pendant l'hivernation, les serpents seront séparés dans des boites en plastique aménagées de taille adaptée. Ils seront remis ensembles à la première mue après leur réveil, si la femelle est en forme.
Ma salle étant naturellement bien éclairée, je ne compte pas mettre d'éclairage particulier.

Substrat
Cette espèce vit près des lacs et dans les marais, aussi elle a besoin d'une hygrométrie un peu plus importante, sans détremper le substrat (ce qui poserait des problèmes d'hygiène).
J'utiliserai donc un substrat classique, copeaux de hêtre ou de coco, avec un coin avec de la sphaigne légèrement humide pour qu'elle puisse se réguler.

Décor
Comme pour les autres espèces nord-américaines, le décor sera fait en polystirène extrudé sculpté, d'abord peint et durci puis vernis au vernis alimentaire (non toxique). Je fais aussi les cachettes dans la même matière, cela permet d'avoir des cachettes parfaitement adaptées à la taille de l'animal et faciles à nettoyer (ou à changer en cas de soucis).

Températures et hygrométrie
A cause de leur répartition limitée à la région des Grands Lacs, ces serpents devront être maintenus à une température plus basse que les autres espèces américaines répandues en terrario. Il faut garder à l'esprit que ce serpent est capable de très bien vivre et digérer à 17°.
Je pense partir sur une base assez particulière. Contrairement à mes autres serpents, je vais utiliser pour cette espèce un tapis chauffant de faible puissance (surement 16W) qui ne servira qu'à marquer un point chaud. Je règlerai le thermostat assez bas, de manière à garder des températures relativement fraîches l'été. Cette espèce est certes robuste, mais l'expérience des autres éleveurs montre que sa préférence va à des températures plus fraîches que ses cousines.

Nourriture
Souris de taille adaptée, cette espèce accepte le mort sans aucun soucis, juvéniles compris. Je compte appliquer le même rythme de nourrissage qu'à mes guttatus, à savoir 1 fois par semaine tant que les juvéniles sont au rosé, puis une fois tous les 10-12 jours.
Les adultes seront nourris une fois par mois.
Soe Pederson indique que les adultes peuvent également se nourrir de poussins de quelques jours, voire même accepter des petits oeufs de temps en temps, mais ce n'est pas une obligation.


HIVERNATION

En raison de sa présence au Nord des USA, dans la région des grands lacs, cette espèce a besoin d'une hivernation relativement longue à température plus basse que la vulpinus. Soe Pederson, qui reproduit depuis quelques années cette espèce, conseille une hivernation de 4 à 5 mois à 5°. En procédant de la sorte, il n'a jamais eu le moindre problème à les reproduire. Dans tous les cas, il faut prendre en compte son environnement naturel qui fait que ce serpent reste actif à des températures aussi basses que 17°.

REPRODUCTION

Après l'hivernation, on attend la première mue avant de mettre mâles et femelles ensembles. Si l'hivernation a été bien réalisée et à une température suffisamment basse, la reproduction ne semble pas poser de soucis. Soe Pederson tend à dire que les difficultés rencontrées sont uniquement dues à une hivernation pas assez marquée.
Il semblerait que les oeufs de cette espèce soient assez petits, il est donc difficile de voir si une femelle est gravide. Il indique que les oeufs incubés à 27° en moyenne éclosent au bout de 42 à 44 jours. Les juvéniles démarrent au rosé de souris mort ou vivant sans aucun problème.



PRINCIPAUX ELEVEURS/FOURNISSEURS


Prix constatés
Le Pantherophis gloydi est beaucoup plus rare que le Pantherophis vulpinus, donc plus difficile à trouver en France.

En bourse, on trouve quand même quelques éleveurs, surtout à l'étranger.
Par exemple, un éleveur danois, Soe Pederson, propose à la vente ses reproduction de Pantherophis vulpinus gloydi « classique » (55€ le juvénile NC) et ce qu'il appelle « Toledo Ohio » (160€ le juvénile NC) qui est une localité beaucoup plus colorée.


SOURCES

Un grand merci à Soe Pederson, éleveur danois responsable du site www.reptilia.dk pour ses conseils et sa disponibilité.
http://web4.msue.msu.edu/mnfi/explorer/species.cfm?id=11505 le site de la MSU (Michigan State University) m'a permis de préciser leur habitat et de consulter leur statut de protection local. J'y ai aussi trouvé une partie de la bibliographie.


BIBLIOGRAPHIE

Ernst, C. H. and R. W. Barbour. 1989. Snakes of eastern North America (George Mason Univ. Press, Fairfax, VA. 282 pp)
Evers, D.C. 1994. Endangered and Threatened Wildlife of Michigan (The University of Michigan Press, Ann Arbor. 412pp)
Harding, J.H. 1997.Amphibians and Reptiles of the Great Lakes Region (The University of Michigan Press, Ann Arbor. 378pp)
Kraus, F. and G. W. Schuett. 1982. A herpetofaunal survey of the coastal zone of northwest Ohio (Kirtlandia 1982(36):21-54)
Lee, Y. 2000. Special animal abstract for Elaphe vulpina gloydi (eastern fox snake) (Michigan Natural Features Inventory. Lansing, MI. 4 pp)
Rivard, D. H. 1976. The biology and conservation of eastern fox snakes (Elaphe vulpina gloydi) (M.S. thesis, Carlton Univ., Ottawa)
Weatherby, C. A. 1986. Michigan Nature Conservancy Elaphe vulpina gloydi and Clonophis kirtlandii 1986 contracted survey (Mich. Nat. Conserv., Unpubl. rep. 25 pp)[/quote]

Complément d'information (Vincent Noël) :

Elaphe vulpina gloydi
est une espèce à part entière insérée dans le genre Pantherophis sous Pantherophis gloydi SCHMITT & KUNZ 2005. Elle n’était d’ailleurs plus nommée E. vulpina gloydi depuis 1991 (COLLINS). Elaphe vulpina est devenue Pantherophis vulpinus, même si BURBINK en 2007 la classe dans le genre Pithuophis ! A noter que l’appellation souvent rencontrée de Pantherophis vulpinus goydi n’a jamais existé officiellement, c’est une erreur (les espèces étaient d’ailleurs séparées avant la restructuration du genre Elaphe).

Howard K. Gloyd fut un herpétologue américain né en 1902 et décédé en 1972, il principalement travaillé sur les serpents venimeux ou non des Etats-Unis.

C’est un serpent facilement reconnaissable, même s’il a des airs de Pithuophis. Sa coloration de fond est jaune sable à beige, Tout le corps (sauf la tête) est parcouru de taches brun foncé à noir très contrastées, les taches se rejoignent parfois. Une première lignée de taches longe la colonne vertébrale, une paire de taches moins grandes s’aligent sur les flancs et enfin le ventre est également marqué de taches sombres. La tête se démarque par sa coloration orangée à ocre. Deux petites lignes transversales plus foncé marquent le museau entre l’avant du crane, plus marquées chez les jeunes et ressemblant aux marques faciales présentes chez P. guttatus. L’arrière de la nuque est ornée d’un grand V sombre ouvert vers la tête.

On distingue P. vulpinus de P. gloydi par une coloration de fond plus sombre chez P. vulpinus et un nombre de taches supérieur (et plus petites en taille) : On dénombre 41 taches sur le corps de P. vulpinus contre 34 chez P. gloydi, chez cette dernière les taches sont plus grandes, Mais il s’agit de données moyenne,s variant d’un individu à l’autre (sans oublier les éventuelles hybridations).

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